La France vient de découvrir les lacunes de son système judiciaire. L'affaire d'Outreau et ses errements ont été médiatisés et vous avez découvert, avec effarement, que notre justice commettait parfois, de terribles erreurs. Ce que la majorité; d'entre vous ignore encore, c'est que Outreau n'est que la partie émergé de l'iceberg, 500 prévenus (soumis au régime de la détention préventive) bénéficient chaque année d'un non lieu ou d'un acquittement. Jusqu'à présent l'Etat continue d'ignorer les souffrances que certaines de ses décisions infligent à des enfants, à des adolescents et les considère comme de simples dommages collatéraux.
Le cas des enfants des acquittés d'Outreau a été au centre des préoccupations des membres de la commission qui semblaient pour la première fois prendre conscience des préjudices subis par des familles entières.Il est temps que l'Etat reconnaisse enfin ses torts auprès de centaines de familles détruites et déchirées. Il est temps qu'il reconnaisse aussi ses erreurs lorsque l'une de ses décisions concernant une permission accordée à un détenu ou la libération d'une personne soumise à un internement psychiatrique, entraîne la mort d'un parent (enfants Roussel ou Roques) sans que des années de procédures ne soient nécessaires pour ce faire.
L'association "enfant de victime" a pour principal objectif d'aider les enfants et les adolescents en leur apportant un soutien psychologique, scolaire et juridique. Un projet de loi concernant la création d'un fonds de garantie qui permettrait l'indemnisation des enfants victimes de dysfonctionnement judiciaire va être présenté à plusieurs membres du gouvernement ainsi qu'aux parlementaires. La bataille pour améliorer le sort de ces innocents ne fait que commencer et nous comptons sur votre soutien pour y parvenir.
